// septembre 17th, 2007 // Pas de Commentaires » // Objets
J’étais hier soir à la conférence organisée à la bibliothèque francophone par Hugobiwan Zolnir et Nzo Babenco sur l’avenir du livre, ou Gutenberg 2.0 pour reprendre le titre d’un futur livre sur le futur du livre par Lorenzo Soccavo, le first life de Nzo (vous suivez ?). Alors, à quand la fin du papier pour les livres ? Dans dix ans, nous a prédit Nzo.
Je doute.
Mais pour commencer, quelques photos de la présentation.
Présentation en simultané vocal et textuel, grâce à Nzo pour la voix, et Hugo pour les textes.

Pour quelles raisons un support d’écriture doit-il évoluer ? Pour être plus maniable, réinscriptible, conservable, adaptables aux nouveaux usages, compatibles avec les évolutions…

…or le papier a ses défauts. Les premiers livres électroniques aussi : ils étaient lourds, volumineux, rétro-éclairés, peu autonomes…

…mais l’encre électronique, inventée au MIT, offre aujourd’hui le même confort de lecture que le papier traditionnel, et une bien meilleure autonomie…

La feuille d’e-paper est un écran plat, fine et flexible, et réflexive. Avec un écobilan meilleur que celui du papier (je serai curieuse de voir une étude là-dessus).

En France, on trouve les lecteurs iLiad iRex Technologies distribué par 4D Concept ou le Cybook 3e génération de Bookeen. Aux USA Sony est prêt, et Amazon bientôt…

En France la presse innove avec l’arrivée des Echos sur le e-paper (annonce du 12 septembre. Cf. mon papier sur
L’actuier).

La rupture technologique est en marche, et la chaîne du papier va devoir être complètement revue. Les métiers du livre et du journal vont devoir se reconvertir…

Très prochainement il y aura des lecteurs flexibles (remember Minority Report ?), des mobiles flexibles (annonce prochaine de Telecom Italia, voir cet ancien billet), la couleur…

Nzo termine en invitant tout le monde à suivre l’actualité sur son blog. Et la séance de questions commence.
Il y a eu pas mal de questions sur les prix (les lecteurs aujourd’hui, en 16 niveaux de gris, restent chers à 649), sur le modèle économique, sur les impacts sur la chaîne du livre. Je reste sceptique sur la disparition à terme (et à court terme, 10 ans, estime Nzo) du papier (sauf considérations écologiques très fortes, et encore). Et j’en ai eu la preuve très concrète, quand mon navigateur Second Life est tombé (cela peut arriver, si), et que j’ai perdu au passage tout le chatlog.
Heureusement que j’avais activé une technologie peu chère, dotée d’une très grande autonomie, et 100% bio. Une petite tablette en bois, qui se glisse discrètement hors du plateau du vieux bureau à partir duquel je me connecte, et sur laquelle j’avais placée opportunément une feuille très fine, blanche, reinscriptible, de bon vieux papier, et griffonnée de plein de notes lisibles de moi seule (oui, le chiffrement se fait à la volée, et le déchiffrage parfois avec difficulté).
En tout cas, et en attendant de lire les avis des autres participants (j’ai les noms), je livre (si on me permet d’utiliser encore ce mot:) ici quelques propositions pour le e-paper (auquel je crois beaucoup, en fait, mais pas en mode de substitution) : papiers peints pour la chambre des enfants, cartes topographiques pour les randonnées, et miroirs avec réalité augmentée dans la salle de bain, les vitrines des magasins et les cabines d’essayage.